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Retour sur la journée du 20 février, « Ré-informatiser à l’heure du SGBM »

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Les participants de la journée dans le grand auditorium de la BULAC (photo ADBU) 

 

Le 20 février 2014, dans l’auditorium de la BULAC, l’ABES répondait à l’invitation faite par l’ADBU de venir présenter les dernières avancées du projet SGBM (Système de gestion de bibliothèque mutualisé).  Devant une audience de plus de cent personnes, Jérôme Kalfon (directeur de l’ABES), Jean Bernon (ABES) et Grégory Miura (ADBU) entre autres, ont pu alterner les présentations et les séances de questions – réponses avec la salle. Les échanges ont été nombreux et riches et nous vous invitons à écouter les podcasts réalisés à l’occasion de cette journée d’information. 

Cette journée a été l’occasion pour l’ABES d’affirmer un nouveau positionnement pour passer d’un “rôle décisionnaire où prédomine la tutelle” à une “approche de co-décision” avec les établissements de son réseau. 

Retour en détail sur le contenu cette journée en compagnie de l’organisateur de cet événement, Grégory Miura (Université Bordeaux Montaigne) qui pilote également la commission Signalement et système d’information de l’ADBU  

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Grégory Miura, Jérôme Kalfon et Jean Bernon (photo ADBU)

 

Cette journée d’information a-t-elle remplie ses objectifs selon vous ? 

Oui totalement, et surtout dans les conditions dans lesquelles nous avons mis en place cette journée. Nous avons pris la décision avec l’ABES de faire cette journée début janvier pour un événement devant se tenir à peine un mois après. À notre grande satisfaction les inscriptions ont été nombreuses (environ 110) et les présents tout autant (plus d’une centaine).  Les échanges ont été nourris et l’ensemble de la délégation de l’ABES a pu apporter un nombre conséquent de précisions sur les divers aspects du projet SGBM. Notre seconde satisfaction est d’avoir attiré des non-adhérents et des fournisseurs. Cela illustre bien notre volonté de faire de cette journée un débat, le plus ouvert possible, autour de la question de la ré-informatisation et du SGBM (Système de gestion de bibliothèque mutualisé). Un point à signaler : nous n’avons pas relevé la présence du ministère (MESR) alors que le ministère de la Culture était présent dans la salle.  

Notre volonté dans l’organisation de cet événement est de mettre l’ADBU au centre des différents questionnements qui agitent notre profession quant au numérique et plus particulièrement au SGBM. Et c’est réussi. Nous avons par ailleurs pu annoncer la tenue d’un Bibcamp à Paris pour la première quinzaine de juin où nous espérons voir tous les acteurs du numérique dans les bibliothèques universitaires ! Cet événement, je tiens à le préciser, sera gratuit et sur simple inscription.

 

Quels enseignements, en tant que modérateur, tirez-vous de cette journée ?

On a pu voir un grand nombre de points de vue s’exprimer sur la direction que prenait le projet SGBM avec des précisions apportés sur des pans du projet qui peuvent apparaître plus complexes comme le Hub de métadonnées et BACON

Nous avons aussi pu échanger sur les scénarii d’évolution du SUDOC à l’échelle nationale et dans un contexte où la frontière entre catalogage et production de métadonnées est désormais poreuse. De la même manière les échanges ont été nombreux et motivés sur la question de l’Open Source : même si les solutions existent aujourd’hui en tant que telle (Kuali OLE par exemple), elles semblent difficilement déployables, dans l’état de l’art actuel,  sans l’investissement d’un groupe d’établissements. Néanmoins c’est une vraie question et l’ADBU souhaite que cette option soit prise en considération dans l’avancement du projet SGBM. 

Sur d’autres points il est moins facile de trouver le consensus. On ne saisit pas très bien, à ce stade du projet SGBM, la nécessite absolue de le déployer via une solution en cloud, qui serait alors un prérequis technique pour le SGBM.  Prérequis qui pose plusieurs questions dont celle de l’articulation “obligatoire” entre une logique outil et une logique de production pour obtenir des données compatibles dans de multiples environnements.

Quels autres points saillants ont été mis en avant dans les échanges ?

Un point fondamental selon moi a pu être répété plusieurs fois durant cette journée : la priorité de la documentation électronique et son corollaire, le renforcement nécessaire des projets BACON et Hub.  Autre point de la plus grande importance : nous avons désormais un projet SGBM, qui semble être revenu d’une position relativement dogmatique de la “solution unique” pour tous à un primat du choix de l’établissement et donc d’un accompagnement de l’ABES qui a d’ailleurs été rappelé à de nombreuses reprise par son directeur Jérôme Kalfon.  Cette thématique nous a d’ailleurs conduit en fin de journée à la question primordiale de la gestion des ressources humaines (GRH) et des compétences dans le cadre mis en place par des projets de type SGBM avec une organisation du travail reposant plutôt sur des fonctions de traitement de données et de liens  que sur des supports (monographies et périodiques imprimées d’un coté et ressources numériques acquises ou produites de l’autre).

Pouvez-vous nous en dire plus sur le sujet de la GRH en regard du projet SGBM ?

En premier lieu il convient de tordre le cou à une idée communément répandue : l’objectif du SGBM serait de réaliser de facto des économies d’échelle en termes de ressources humaines et de budget. C’est un leurre. Les économies ne se mesurent que sur la durée et dans un contexte d’emploi public, les services ne sont pas appelés à décroître. Il conviendrait de parler de transfert et de modification des charges qui permettent de réaffecter des personnels sur les tâches critiques de gestion des ressources numériques, de médiation ou de production. Ce changement de paradigme  nécessite un véritable accompagnement ! Certains SCD sont d’ailleurs relativement en avance sur le sujet comme le témoignage de Julien Sempéré (Paris Descartes) l’a montré. Nous devons aller vers de nouvelles modalités de travail basées sur la co-construction, le collaboratif et non plus sur la segmentation des tâches. Les projet BACON et Hub pourraient très bien nous servir de véhicule dans cette conduite du changement.

 

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Vous pouvez retrouver les supports de présentation des différents intervenants de la journée d’information en 2014 sur le devenir de nos applications de gestion et de production dans le contexte du démarrage du projet de système de gestion de bibliothèque mutualisé (SGBM).

Problématique de la ré-informatisation en 2014
Grégory Miura, ADBU SSI

Le SGBM en contexte à l’ABES, quelle stratégie et liens avec les autres projets (BACON, hub de métadonnées) ?
Jérôme Kalfon, ABES

Organisation du projet SGBM et premiers travaux
Jean Bernon, ABES

Produire en réseau : point sur l’étude catalogage
Marianne Giloux, ABES

Podcasts disponibles 

Problématique de la ré-informatisation en 2014 – Grégory Miura, ADBU SSI

Le SGBM en contexte à l’ABES, quelle stratégie et liens avec les autres projets (BACON, hub de métadonnées) ? – Jérôme Kalfon, ABES

Organisation du projet SGBM et premiers travaux  – Jean Bernon, ABES

Produire en réseau : point sur l’étude catalogage – Marianne Giloux, ABES

En être ou pas ? Le réseau et les sites pilotes – ADBU SSI et GT Pilotes SGBM