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Comment mettre en œuvre les recommandations du GT « Articulation et collaboration entre les équipes pédagogiques et les services de documentation » ?

La DGESIP a mis en place début 2015 un groupe de travail ministériel sur la collaboration entre équipes pédagogiques et services documentaires. Piloté par Claude Bertrand, chargé de mission pédagogie auprès de la DGESIP, ce groupe réunissait des représentants de réseaux d’enseignants et des bibliothèques, des responsables de formation, des personnels de documentation, des représentants de l’IGB et de l’ENSSIB. L’ADBU y était représentée par Carole Letrouit (IGB), alors Vice-présidente de l’association. Pour les bibliothèques, siégeaient également au titre de leur expertise Pierre-Yves Cachard (Le Havre) et Anne Boraud (UHA).
Les travaux du groupe se sont appuyés sur une étude du LISEC, commanditée pour l’occasion.
Ils ont débouché sur une série de recommandations, assorties de propositions d’actions concrètes, qui viennent d’être rendues publiques.
L’ensemble des informations relatives à ces travaux figure sur le site du MENESR.

Focus sur une des recommandations du GT (d’autres suivront..). Dans ce billet, la commission Pédagogie et documentation de l’ADBU vous propose quelques pistes pour mettre en œuvre la recommandation  = « Prendre en compte les acquis d’apprentissage des étudiants dans les parcours de formation, notamment la compétence informationnelle. »

Comment faire pour « intégrer les apprentissages sur la compétence informationnelle dans les parcours de formation ? »

→ S’appuyer sur les dialogues contractuels dans les établissements. Quand a lieu votre prochaine évaluation HCERES ?

http://www.hceres.fr/

A savoir :

L’accréditation remplace  aujourd’hui  les anciennes  habilitations, elle s’effectue dans un nouveau cadre réglementaire, le Cadre National des Formations.

Les nouvelles nomenclatures limitent les intitulés reconnus par l’État et  suppriment les spécialités. L’approche par compétences quel que soit le niveau de formation ainsi que la spécialisation progressive en licence sont préconisées. Les mentions s’inscrivent dans un champ qui constitue un ensemble de  formations  liées  par une cohérence disciplinaire, des collaborations et des projets communs.

Ce dispositif s’inscrit dans les objectifs d’élévation du niveau de qualification  fixés  par  la  STRANES,  qui  entend  porter  60%  d’une  classe  d’âge  au  niveau Licence,  et  respecte  les  exigences  du  CNF  en  matière  de  transformation  des  pratiques pédagogiques, d’articulation entre la formation et la recherche, de lisibilité et de soutenabilité.

Quelques principes sont affirmés/réaffirmés :

-La formation universitaire reste une formation par et à la recherche ;  les étudiants sont initiés,  dès  le  premier  cycle,  aux  méthodes  et  démarches ; tous les Masters sont adossés à un laboratoire.

-La  professionnalisation  concerne  tous  les  cursus  puisqu’il  s’agit  de  développer l’employabilité des diplômés. Elle suppose une approche par les compétences, une attention à l’évolution des besoins des diplômés sur un marché du travail très évolutif,   une identification claire  des  débouchés  ouverts,  et  peut  se  développer  par  la  formation  en  alternance,  par  la FTLV,  par  la  pédagogie  par  projet  mais  aussi  par  les  stages.  L’expérience  en  milieu professionnel est obligatoire en DUT, écoles, LP et M.

– L’individualisation  des  parcours est souhaitée :  un  étudiant  doit  pouvoir effectuer un cursus adapté qui n’est pas totalement conforme au parcours type.

-La transformation pédagogique est, à ce titre, encouragée (cf.la Stratégie Nationale de l’Enseignement Supérieur ).

Pour les SCD, l’insertion dans les maquettes constitue une modalité de coopération prioritaire avec les enseignants. Elle peut prendre différentes formes :

  • Cours obligatoires délivrés par les bibliothécaires-formateurs et intégrés dans les maquettes des UE
  • Cours obligatoires délivrés par les bibliothécaires en binôme avec les enseignants
  • Cours délivrés par l’enseignant avec une partie informationnelle sur laquelle il a été formé/accompagné au préalable par un bibliothécaire-formateur.
  • Cours ou ateliers proposés avec ou sans inscription aux étudiants et publics de la bibliothèque

Pour construire cette offre, on peut s’appuyer sur les outils suivants :

  • Les fiches RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles), qui permet de formaliser les compétences visées selon les « diplômes et titres à finalité professionnelle »

http://www.cncp.gouv.fr/repertoire

  • Le référentiel de compétences des mentions Licence. NB : les compétences disciplinaires sont définies selon les cursus, les compétences transversales et préprofessionnelles sont les mêmes pour toutes les Licences.

http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid61532/les-referentiels-de-competences-en-licence.html

  • Le référentiel de compétences de l’ADBU / croisé avec les référentiel des mentions de Licence

https://adbu.fr/une-version-en-ligne-du-referentiel-de-competences-informationnelles/

  • Le référentiel du futur PIX (encore en cours d’élaboration. Mise en place en remplacement du C2i à la rentrée 2017 ou 2018). Vous pouvez d’ores et déjà tester la version bêta du PIX et faire remonter via la Commission Pédagogie et documentation de l’ADBU vos remarques.

http://ecolenumerique.education.gouv.fr/2016/11/17/pix-un-service-public-pour-evaluer-et-certifier-les-competences-numeriques-bientot-ouvert/