En novembre 2021, à l’occasion de sa 41e session, l’UNESCO a voté sa recommandation sur une science ouverte, qu’elle définit comme un concept large englobant toutes les pratiques visant à ouvrir et partager la connaissance scientifique au-delà des acteurs de la recherche.  Le vote de cette recommandation marque une étape dans la reconnaissance de la science ouverte comme une révolution majeure dans le domaine de la production et de la médiation des connaissances scientifiques. À l’origine mouvement de militants engagés, la science ouverte est devenue depuis quelques années une politique publique, portée en France par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation et déclinée de manière variable dans les établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Parce qu’il touche à de nombreuses dimensions de la recherche, de la formation et de la médiation, le mouvement de la science ouverte modifie en profondeur la pratique de la science et son environnement : méthodologies de recherche et de communication, évaluations et incitations, portage de projets, partenariats, notamment européens et internationaux, organisations internes… Nombreux sont les aspects de la vie d’un établissement qui peuvent être concernés par cette révolution. Les bibliothèques universitaires, en particulier, voient leur rôle et leur fonctionnement évoluer au contact de cette politique publique : relations avec les acteurs de la recherche, place de la politique documentaire dans les établissements, méthodes de travail et démarches de mutualisation…

Quatre ans après la diffusion du premier plan français pour la science ouverte, l’ADBU propose de s’interroger collectivement sur les effets de la science ouverte sur les organisations : est-il possible de les caractériser ? Comment les organisations s’adaptent-elles aux politiques publiques ? Qu’en déduire pour le développement futur de la science ouverte dans nos organisations ?

Programme

9h – Ouverture de la journée

9h30 – Keynotes
Keynote 1 – Que peut nous apprendre la sociologie sur les effets de la science ouverte sur les organisations ? – Christine Musselin – Centre de sociologie des organisations, Sciences Po et CNRS

Keynote 2 – Les effets des politiques nationales et européennes sur les organisations intermédiaires (universités) – Karel Luyben – Coordinateur de la politique de science ouverte pour les Pays-Bas, Président d’EOSC, Membre du bureau du CONOSC (sous réserve)

Pause 10h45 – 11h15

11h15 – Table ronde : La science ouverte : quelle recomposition du paysage ?
L’objectif de la table-ronde est de réfléchir ensemble aux effets de la science ouverte sur les organisations au niveau macro (interaction entre l’ensemble des acteurs à l’échelle d’une organisation et au-delà). Quelle émergence de nouveaux acteurs ? Constate-t-on de nouveaux rôles pour certains acteurs ? Comment la science ouverte fait bouger les lignes ? Peut-on considérer qu’elle provoque une ouverture ? Vers l’extérieur ? Entre établissements ? Vers de nouvelles approches (évaluation, méthode de travail) ? En interne ? Quels équilibres sont bousculés ?

Intervenants attendus (liste en cours de finalisation) :

  • Jean-Sébastien Caux – SciPost/University of Amsterdam
  • Laurent Romary – INRIA

Déjeuner 12h30 – 14h00

14h – Keynote : : Les organisations dans la science ouverte : quels acteurs ? Quelles interactions entre eux ? Quels risques et quels enjeux ? – Cameron Neylon – Curtin University

14h40 – Table ronde : Quels effets de la science ouverte à l’intérieur des services ?
Quels effets de la science ouverte constate-t-on sur le fonctionnement à l’interne des services ? Quels impacts peut-on identifier sur les ressources humaines et financières, sur l’organisation, sur les compétences et les indicateurs ? Comment la science ouverte s’organise-t-elle aujourd’hui au sein des services ? Quelles conséquences cette organisation a-t-elle sur le quotidien des services, sur la légitimité et la visibilité de l’action ?

Intervenants attendus (liste en cours de finalisation) :

  • Marie Fuselier – Université de Genève (sous réserve)
  • David Chopard-Lallier – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Jean-François Lutz – Université de Lorraine

Pause 16h – 16h30

16h – Science ouverte et partenariats : séance de pitchs sur les collaborations anciennes et nouvelles
La science ouverte nous conduit à entrer dans des logiques partenariales accrues. Quels sont les effets de ces partenariats pour nos cultures professionnelles et nos méthodes de travail ?

Programme de la séquence en cours de finalisation.

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